Maxime Desbiens Tremblay est le nouveau porte-parole du Marathon de lecture. Maxime est comédien et incarne Manolo dans Ramdam à Télé-Québec.
Est-ce que tu aimes lire ?
Bien sûr, mais avec mes textes, je n'ai pas vraiment le temps de lire pour mon plaisir. Quand j'étais plus jeune, je lisais tous les Denis Côté. J'aime beaucoup Ernest Hemingway et Jules Vernes aussi.
À quel âge as-tu commencé à faire de la télévision ?
J'ai commencé à l'âge de 7 ans dans des commerciaux et des téléséries. J'ai coanimé l'émission " Les Couche-tôt " pendant plusieurs années avant de faire Ramdam.
Est-ce que ce sont tes parents qui t'ont amené à être comédien ?
Quand j'étais plus jeune, j'aimais bien me donner en spectacle. J'ai commencé à passer des auditions. Et ensuite, il y a des contacts qui se sont faits.
Est-ce que le personnage de Manolo te ressemble ?
Oui et non, parce qu'il est musicien et je le suis aussi. Il joue de la batterie et un peu de guitare. Mais il est plus solitaire. La famille je trouve ça important, mais lui il s'en fout un peu. Mais je ne suis pas aussi chialeux que lui !
Tu vas avoir 17 ans et tu joues le rôle d'un jeune de 12 ans. Est-ce que c'est problématique ?
Non, car ça change tout avec la coiffure, le costume, les dialogues. Ce n'est pas grave parce que justement, vu que je suis plus âgé, les jeunes se voient là-dedans et se reconnaissent dans ce personnage, donc l'âge n'est pas tellement important.
Pour ton rôle dans Ramdam, quel est ton horaire de travail ?
Ce matin, j'avais une répétition de 8 heures à midi. Hier, c'était l'après-midi de 1 h à 5 h et je suis allé à l'école le matin. Demain, je vais à l'école et je tourne jeudi et vendredi toute la journée pendant 12 heures.
Comment se passe une journée de tournage ?
Je peux être convoqué à 11 h comme à 6 h 15, mais d'habitude, c'est de bonne heure. À 6 h 15, j'arrive, je m'habille, je me fais maquiller, coiffer. Après, je peux aller déjeuner. Je dis bonjour à toute l'équipe et je commence vers 7 h. Je lis les scènes, ensuite j'ai des pauses. Ça va bien quand même. Il faut que j'apprenne les textes, c'est la préparation surtout qui est importante.
Est-ce que c'est difficile d'apprendre tes textes pour jouer ton personnage ?
Ça me prend pas mal de temps mais ça fait partie de la job. C'est tellement le fun rendu au tournage que ça vaut la peine. Ce que j'aime vraiment c'est l'esprit de famille avec les comédiens, on s'entend super bien.
Est-ce que ça arrive souvent que vous ayez à refaire certaines scènes plusieurs fois ?
Oui, ça arrive. On a 12 heures, mais ce n'est pas si long pour une demi-heure d'émission parce qu'on tourne quand même assez vite et ça roule pas mal sur le plateau. On ne reprend pas tant que ça. C'est sûr que des fois on a plus de misère que d'autres fois, mais ça va bien la plupart du temps.
As-tu des anecdotes à raconter ?
C'est sûr qu'on a des fous rires, dans les mises en abyme par exemple, c'est quand on entre dans la tête du personnage et qu'on voit des choses " flyées ". Je me dis : " J'ai peur ". Alors, on entre dans ma tête et on me voit attaché sur une chaise. Ça, c'est l'fun et on rit beaucoup. À un moment donné, on était avec des costumes de clown, maquillés et j'ai lancé une tarte. On riait, c'était vraiment drôle. Il a fallu qu'on reprenne la scène tellement on était crampés.
Travailles-tu sur autre chose à part Ramdam ?
Non, avec l'école, je n'ai pas vraiment le temps, donc je me concentre vraiment sur Ramdam.
Quel autre rôle aimerais-tu jouer ?
J'aimerais ça faire quelque chose de surréel. Ramdam c'est réel, c'est quelque chose qui se passe dans la vraie vie. Mais j'aimerais ça, éventuellement, jouer un rôle fantastique.
Est-ce que tu as toujours rêvé d'être comédien ?
Vu que j'ai commencé jeune, je n'ai pas rêvé de ça mais j'ai toujours rêvé que ça continue. Il y a 2 ans, j'étais plus relax, c'était une année où je faisais moins de choses. Mais ça m'a toujours intéressé.
Avais-tu d'autres idées de profession quand tu étais petit ?
Non, pas vraiment, car je me suis retrouvé dans un monde d'adultes très jeune et ça m'a donné l'expérience. Ça ne fait pas longtemps que je me suis rendu compte qu'il faut que je travaille fort pour continuer à faire ce que je fais, parce qu'il y a de plus en plus de jeunes qui veulent faire ce métier.
Dans l'avenir, est-ce que tu veux continuer dans cette voie ?
Oui, je veux continuer, mais je vais sûrement étudier en cinéma au cégep en tant que réalisateur, caméraman, plus en arrière. J'aimerais ça aussi continuer le métier de comédien, mais ça on ne sait jamais, ça peut arrêter du jour au lendemain.
Au niveau de l'école, tu t'organises comment ?
J'y vais 1 ou 2 journées par semaine. Je suis dans une école spéciale d'art-étude où je peux travailler à mon rythme. Je prends aussi des rendez-vous avec des professeurs privés de temps en temps.
Tu ne te dis pas des fois : " Je vais devoir lâcher les études " ?
Non, je ne veux pas lâcher mes études. Des fois, je me dis que je pourrais prendre une demi-année pour avoir plus de temps pour travailler là-dessus mais je ne veux pas arrêter. C'est sûr que c'est difficile, il faut travailler plus fort.
Tu aimerais ça que ce que tu fais puisse être reconnu par d'autres personnes ?
Les gens voient juste une facette de moi. Ils voient que je suis comédien. Chaque groupe, chaque personne qui a une certaine passion aimerait que ça marche. Et moi, pour que ça marche en musique, il faut que je me fasse connaître, c'est ça le but. Pour réussir, il faut que le monde aime ce que je fais.
Est-ce que tu as d'autres passions ?
J'aime bien les voyages au Québec, j'aime faire du camping, j'aime la nature, me promener en forêt. Je trouve que les gens ne visitent pas assez le Québec. Ils vont souvent à l'étranger et ils n'ont même pas visité le Québec. Il y a tellement de belles régions ici.
Quel est ton plus grand rêve ?
Mon plus grand rêve serait de faire mon film à moi et que ce soit mon groupe qui fasse la musique ! C'est une façon de dire que j'aimerais que mes projets marchent.